From many places, speaking truth
and making magic happen. Celebrating language.

 Poets' Pages | Title Page | Links


UZEYIR LOKMAN CAYCI - Page 5

Ne Passe Pas Par Les Lieux Que J'ai Frequentes
Do not pass by the places which I frequented
Amitié avec Les Photos
Friendship with Photos
Le Pont
The Bridge
Les Mouches
The Flies
Je Serai Fatigué Demain à une Autre Nuit
I will be tired tomorrow, into another night
Les Réalités Qui Se Forment dans Nos Instincts
Realities Which Form Our Instincts
Le Cul-de-Sac de La Rose
The Cul-de-Sac of The Rose
Le Marche de Bor Est Encore La Attache Ton Ane à L'Argent
The Marketplace Still Attaches Your Ass to Money
Pendant Que Les Eaux Coulent à L'Envers
While Waters Flow Toward It
Roses Blanches
White Roses
Ne touchez pas les fleurs pour qu'elles grandissent
Do not touch the flowers that they may grow
Donner Forme aux Lendemains
Giving Form to Tomorrow
L'idee de dire bonjour ne traverse pas leur esprit
The thought of saying good day does not enter their minds
HALÝL ÝBRAHÝM GÖCEK
HALÝL ÝBRAHÝM GÖCEK
Istanbul de Mes Reves
Istanbul of My Dreams
Istanbul
Istanbul
Karol Zümer
Karol Zümer
L'Humanité
Humanity
Traduit par Yakup Yurt . English translations by Joneve McCormick

Poèmes-Page 1 . Poèmes-Page 2 . Poèmes-Page 3 . Poèmes-Page 4









Ne Passe Pas Par Les Lieux Que J'ai Frequentes

Ne sens surtout pas mes fleurs
N'étains pas mes espoirs
De grâce
Ne tends pas tes mains glacées
Vers mon feu…

Ne touche pas à mes nuits pleines de nostalgie
Par pitié à mes étoiles!
Ne fais pas souffrir mes chansons
Va-t'en du devant de mes yeux.
De grâce
Ne passe pas par les lieux que j'ai fréquentés.

Laisse-moi seul
Ne te mêle pas de mes pensées
Tiens-toi éloigné de mes sentiments De grâce
Quitte enfin mes poèmes
Ne passe pas par les lieux que j'ai fréquentés.







Amitié avec les Photos

Fais les dessins
D’un ami
D’un camarade
D’un voisin
Et place-les au coin principal...

Ne fais pas de compte profils et pertes
Efface de ta mémoire
Les mots
Tels qu’intérêt, hargne, trahison...
Colorie, décore,
Encadre-les...
Pends-les à la plus belle place
De ton foyer...

Tant qu’ils sont là
Dors sans peur
Sans crainte...

Tu verras
Que ton amitié
Avec les couleurs en fête
Et les lignes sincères
Ne te décevras pas.







Le Pont

L'enfant d'une obscurité immense
Affamé/ assoiffé
Scrute sur un pont
Le portes qui se forment...

Une foule de gens
Qui se cachent des lendemains
Avec des pensées sans excuses
Enlacés les uns aux autres
Veulent passer...
Devant le soleil...

Lorsqu'il voit la chute
Du haut du pont
Les défaites
De l'enfant d'une obscurité immense
Se transforment en espoirs.







Les Mouches

Tu es habitué
A lutter
Contre les mouches noires…
Tu es habitué
A tournoyer de colère
Lorsqu'elles viennent sur toi
En bourdonnant
Avec insistance…

Mais elles ne savent rien
De ta colère
Et ne comprennent pas
Que tu portes le sceau
De la vieillesse
Sur ton front…

Et pourtant
Les bruits autour de toi
Sont plus forts
Que le bourdonnement
Des mouches…

Et alors… quelle mouche te pique?
Il y a démocratie dans le pays…
Laisse les mouches
Vivre
Comme elles veulent…







Je Serai Fatigué Demain à une Autre Nuit

Au fur et à mesure que tombent
Les lumières sur la mer
Je m’éloigne de la mer les nuits
Les désirs s’esquivent de mon être
L’être et le néant font des vagues en moi.

Par une lumière chétive
Les paysages se raniment peut-être
Les ombres reviennent à l vie.
Les fleurs restent à bout de souffle.
Mes yeux tentent d’attraper le bonheur
Les vagues se transforment en lignes
Un rideau est tiré ensuite
Sur le ciel
Et je m’abandonne fatigué
A une autre nuit.







Les Réalités Qui Se Forment dans Nos Instincts


J'ai tripoté

Trois fois avec mes doigts

La porte fermée...

J'ai pensé

Qu'il « Occupé...»

Ensuite,

En boutonnant ma veste

Je suis entré...

Ma tête était baissée,

Je craignais

De regard méchant

Se formaient

Dans mes instincts...

A ce moment-là,

Tout doucement

J'ai tourné ma tête

Vers la fenêtre

Que le vent avait ouvert...

Les papiers

Posés sur le bureau

S'étaient dispersés par terre...

Ma tête baissée

Un par un, je les ai ramassés

Avec beaucoup d'humilité...

Et je les ai déposés

Sur le bureau...

Dans l'attente d'un grondement

Ou d'un regard rude

Allégrement

J'ai levé ma tête

Un gros fauteuil tout vide

Etait en face de moi...

De ce bureau de haute fonction

Où j'étais entré

Avec cérémonie et crainte

Je suis sorti à reculons

En saluant le fauteuil vide...

Ceux qui attendaient devant la porte

Les uns après les autres

Ont également fait comme moi...

La précarité de la vie

Se reflétait

Dans les fenêtres

Qui cognaient à cause du vent...







Le Cul-de-Sac de La Rose

Les douleurs envahiront tes rêves
Ecoute donc la mer
Par tout ce que tu vois.
Souviens-toi des zones bleues
Remplies par le soleil
Pendant que les chagrins y dorment
La main dans la main
Les nuits apporteront des péchés.
Tes yeux boiront le ciel
Tu ne pourras pas supporter
Le murmure d'une disparition
Dans le cul-de-sac de la Rose.


Les poèmes y seront silencieux
Les chansons te feront pleurer
Les verres se briseront dans tes mains
Tu ne pourras pas penser
Et puis.sache que
Tu ne pourras plus me voir
Dans le cul-de-sac de la Rose.







Le Marche de Bor Est Encore La
Attache Ton Ane à L'Argent...

On ne vend pas
Les poteries cassées...
Cherche des affaires rentables.
Sa bosse sur son dos
Elle bat de la laine
Ta femme Zâra.

Que tes enfants affamés
Et tes animaux en attente de fourrage
Ne te rendent pas pensif...
Le marché de Bor est encore là
Attache ton âne à l'argent
Tu vendras ta marchandise
Tu gagneras de l'argent,
Tu n'iras pas à Niðde...

Ne reste pas sans espoir
Sur les places de marché...
Que tes clients entendent ta voix;
Qu'ils disent "Halil est encore venu..."
Vends tes pommes
Arrachées à leurs branches,
Qu'ils les mangent à fond...
Le marché de Bor est encore là
Attache ton âne à l'argent
Tu vendras ta marchandise
Tu gagneras de l'argent,
Tu n'iras pas à Niðde...

Que les indifférences
Ne te chagrinent pas.
Les affaires truquées,
Et les acrobaties
De toutes sortes
Laisse tout cela
D'un côté,
Ne fatigue pas la tête.
Le marché de Bor est encore là
Attache ton âne à l'argent
Tu vendras ta marchandise
Tu gagneras de l'argent,
Tu n'iras pas à Niðde...



NDTR: Une explication s'impose.
Niðde est une préfecture en Turquie et Bor
Est une sous-préfecture dépendant de Niðde.






Pendant Que Les Eaux
Coulent à L'Envers

Remplis.
Remplis à l'envers
Le temps faisant couler les larmes
A tes attentes!
Qui s'en vont
En laissant les roses
Derrière eux?

Des couleurs multiples disparaissent
Les unes après les autres
Dans ce printemps illimité
Plein de jouissances.

Dans les livres sans titre
Les sujets sont sinistres
Tels les commerçants malhonnêtes,
Les assassins de sentiments,
Les ennemis de l'amour.

Les localités.les villes
les fleuves arrosant les roses
Restent à l'ombre
De l'air pollué.

Remplis.
Remplis à l'envers
Le temps faisant couler les larmes
A tes attentes!







Roses Blanches

Les chagrins s'accrochent
Aux roses blanches
Dans l'obscurité nocturne
Les eaux s'écoulent avec bruit
Les miroirs se transforment en mer.

Sa couleur s'étend aux cours
La terre blanchit à son approche
L'étoile du berger se fragmente
Et les obscurités se taisent.

Je ne peux pas l'arracher de moi
Car elle m'a lié à elle à en mourir
Les eaux s'écoulent avec bruit
Les miroirs se transforment en mer.







Ne touchez pas les fleurs
pour qu'elles grandissent

Qu'elles s'accrochent
Aux fils minces du temps,
Qu'elles connaissent les profondeurs
De la vie...
Qu'elles arrivent
Aux vues poétiques...

D'ailleurs
Les bruits,
Les amas de poussière
Les mettent mal à l'aise...
Et ce ne sont pas là
Leur seul doute...
Elles n'ont pas de quoi résister
Aux insectes agressifs.

Leurs vibrations cachent
Leur identité
Et leurs mouvements
Leur vertu.

L'intuition de leur amitié
Offre des indices...
C'est à leur place
Qu'elles ne sont belle et significatives.
Ce ne sont pas des jouets
Pour les passions.

Ne touchez pas les fleurs
Pour qu'elles grandissent...







Donner Forme aux Lendemains

Ils fondent
Dans le tableau de multiplication
Tout en grandissant
Dans le manque de ressources affectives...

On ne remarque pas
Les différences
Dans les miroirs...
Eux
Ils sont cloués
A la solitude.

On ne remarque pas
Les saisons
Dans leur cour...
Les années
Pourrissent
Dans leurs yeux
A eux...

La révolte
N'est pas le résultat
Des dernières minutes...
Dans leur alphabet
Il y a passage
A l'injure.







L'idee de dire bonjour
ne traverse pas leur espirit

Si les règles principales
De l'amitié
Fondent,
Les passions s'imposent
Et vous ne pouvez voir l'humanité.

Le racisme devient un canevas
De relations,
Et les coexistences se rident.
L'idée de dire bonjour
Ne traverse pas leur esprit.

Les portes se ferment
La transparence disparaît
A leurs boussoles.

A tous leurs profils
On voit
Les grossièretés.
L'opportunisme
Vient au premier plan.
L'amitié
Et les airs de camaraderie
Restent lointaines.
L'idée de dire bonjour
Ne traverse pas leur esprit.







HALÝL ÝBRAHÝM GÖCEK

Sa mère:
«Tu es ma fleur» lui disait-elle.
C'est de Yozgat
Qu'il est venu en France.
Il a porté de l'amour et de l'espoir
Dans son cour
Avec la nostalgie.

Il a été mineur de fond pendant des années
Ila respiré les poussières de charbon
Il a emmené la fatigue à sa maison.
Ses enfants
L'ont attendu
Devant les fenêtres.

A Forbach
Un jour
La mauvaise nouvelle est arrivée à sa maison
Halil Ibrahim GÖCEK
Etait mort en morceaux
Dans la galerie minière.
Les larmes
Se sont jointes aux cris.
L'amour qu'on avait pour lui
Est devenu profond dans les cours.

Ses souvenirs
Ont été envoyé par-ci par-là
Sous forme de charbon,
Ils se sont brûlés
Ils sont devenus cendres
Comme lui.

Sa mère:
«Tu es ma fleur» lui disait-elle.
C'est de France
Qu'il est parti pour Yozgat.







Istanbul de Mes Reves

Tes attentes sont gravées dans mes yeux.
Les formes fondent dans mes rêves
Le visage qu'on voit dans tes photos
N'est pas celui de tes sentiments Istanbul.

Vivre séparé n'a pas d'impact sur tes mers
Les attentes sont tendues dans tes paysages
Les pensées ne restent pas sur place
Istanbul se pose comme du plomb sur mes solitudes.

Les poissons blancs vivent dans vivant dans ton passé
Les mouettes flânent dans tes souvenirs
Les amitiés moulues veillent jusqu'aux matins
L'Anatolie se lève de tes horizons Istanbul.







Istanbul

Les oiseaux de quai
Me traînent vers les mers
Comme si je courais vers les souffrances
Istanbul se tord de douleurs
Au fur et à mesure que tombent sur moi
Les solitudes sans toi...

Dans cette ville obscure
Avec mon sang coagulé
Je déborde mes rêves
Les rues vides accentuent ton absence
Istanbul t'emmène de ville en ville...

Cette ville si grande se verse dans mes souffrances
Les oiseaux de quai me traînent
A leurs nuits fatiguées
Et là-bas Istanbul fouille de fond en comble
La solitude sans toi.







Karol Zümer

Il y avait des fleurs
Lorsque je l'ai connu
A Magnanville
Rue Graviers...

Dans son office
Il était l'écho des beautés;
Le miroir
Des amitiés...

Aux expositions de peinture
A Lardy
A Elancourt
Unissant son art
Et son talent d'administrateur;
Il avait fusionné
Les gens les uns avec les autres.

Comme le fait d'aller
A son travail
Avec son propre véhicule
Il avait quelques manies.
Mais ses sentiments
Etaient clairs
Et ses attitudes naturelles.

Il était quelqu'un d'exemplaire.







L'Humanité

Lorsque les aspirations primitives
S'unissent à la lutte d'intérêt
Il ne reste trace de l'amitié
Mon frère.

Tous les comportements vils
Sont à la propre hauteur de l'individu.
Les efforts de nuire
Sont derrière le bon.
Celui qui mène ses affaires égoïstement
Ne peut trouver d'ami
Mon frère.

Tout est sous observation ici-bas
Ce ne sont pas les appareils,
Mais l'être humain qui est déréglé.
C'est le jour de la course
Derrière l'amitié.
La méchanceté ne s'oublie pas
Mon frère.

Certaines créatures ne sont pas
Le mur des lamentations
A s'y retourner pour pleurer.
Les passions
Traînant l'homme derrière elles
Ne sont pas des vaches à lier!
Celui qui à un aveugle pour guide
Ne peut arriver à son but
Mon frère.












Do not pass by the places which I frequented

Especially do not smell my flowers
or tin my hopes
As a favour
Do not stretch your frozen hands
towards my fire...

Do not finger my nights, full of nostalgia,
with pity for my stars!
Do not make my songs endure
Go, before my eyes
As a favour
do not pass by the places which I frequented.

Leave me to myself
Do not mingle in my thoughts
Hold yourself distant from my feelings
As a final favour
leave my poems
Do not pass by the places which I frequented.







Friendship with Photos

Make drawings
of a friend
a comrade
a neighbour
and place them in a central corner...

Do not count contours and losses
retiring from your memory
words
like interest, aggression, treason...
colour, decorate,
manage them...
Hang them in the nicest place
of your home...

As long as they are there
sleep without fright
without fear...

You will see
that your friendship
with the festive colours
and the sincere lines
will not deceive you.







The Bridge

The child of an immense darkness
starved, thirsty,
scans doors forming
on a bridge...

A crowd of people
having no excuse for their thoughts
hide from the days that follow;
embrace one another
wanting to pass
before the sun...

When he sees the fall
from the top of the bridge,
the defeats
of the child of an immense darkness
are transformed into hopes.







The Flies

You are accustomed
to struggle
against the black flies
You are accustomed
to spin in anger
when they come on you
humming insistently...

But they know nothing
of your anger
and do not understand
that you carry the stamp
of old age
on your forehead...

Moreover,
noise around you
is stronger
than the buzzing
of the flies...

What fly pricks you?
In the country there is democracy,
leave the flies
the food they want...







I will be tired tomorrow, into another night

As light falls
on the sea at nights
I move away from the sea,
wishes slip from my being;
that and nonexistence make spaces inside

Landscapes flare up
by a puny light, perhaps
shades returning to life
Flowers remain out of breath
My eyes try to catch happiness

Spaces are transformed into lines
A curtain is then drawn
across the sky
and I let go myself grow tired
into another night







Realities Which Form Our Instincts


The door was closed.

I fumbled three times

with the doorknob.

I thought the room was occupied

then, buttoning up my vest,

I entered, my head lowered.

I feared a nasty look

that was taking form

in my instincts.

At that moment, very gently,

I turned my head towards the window

which the wind had opened.

Papers lying on the desk

now lay scattered on the floor.

My head lowered, I picked them up,

one by one

with humility

and placed them on the desk

in expectation of a growl

or a rude look.

Cheerfully, I raised my head.

A large, empty armchair

was facing me.

I backed away

with ceremony and fear

saluting the empty armchair...

Those waiting before the door

one in front of the other

make life precarious, reflecting themselves,

in windows which bang from the wind.







The Cul-de-Sac of The Rose

Grief will invade your dreams.
Listen to the ocean
for all that you would see.
Remember blue fields
fulfilled by sun
while sorrow sleeps.
Hand in hand
nights bring fish.
Your eyes soak up the sky,
you cannot endure
the murmur of things disappearing
in the cul-de-sac of the Rose.

There, poems will be silenced,
songs will make you cry,
glass will break in your hands.
You cannot think,
and then you know
you are no longer able to see me
in the cul-de-sac of the Rose.







The Marketplace Still
Attaches Your Ass To Money

One does not sell
broken pottery.
Look for profitable business.
Your wife Zâra,
a hump on her back,
beats the wool

Let your hungry children
and your animals that wait for fodder
not cause you to brood;
the marketplace is always there
attaching your ass to money.
You sell your merchandise,
you make money,
you won't go to Niöde...

You remain without hope
in the marketplace.
Your customers, hearing your voice,
say "Halil is still here..."
Sell your apples
snatched from their branches
and hope they are all eaten;
the marketplace is still there
attaching your ass to money.
You sell your merchandise,
you make money,
you won't go to Niöde...

Let indifference
not change you,
the shenanigans
and acrobatics
of all sorts -
let all of it
coming from one direction
not tire your mind.
The marketplace is always there
attaching your ass to money.
You sell your merchandise,
you make money,
you won't go to Niöde...



NDTR: Niðde is a prefecture of Turkey
and Bor is a sub-prefecture of Niðde.






While Waters Flow Toward It

Full.
Full upside down.
Time makes tears flow.
To your expectations!
Who leaves
and leaves
roses behind them?

Many colors disappear
one after another
in this unlimited spring
full of pleasures.
In books without titles
the subjects are sinister -
such commercial dishonesty!
Assassins of feelings,
enemies of love.

In towns
flowers water the roses,
remain in the shade
of polluted air.

Full.
Full upside down.
Time makes tears flow.
To your expectations!







White Roses

Sorrows clash
in white roses;
in nocturnal obscurity
waters flow noisily,
mirrors transform into a sea.

Her color extends in the flow,
the earth whitens at her approach;
the shepherd's star shatters
and darknesses fall silent.

I cannot tear them from myself
for she bonded with me in dying;
waters flow noisily,
mirrors transform into a sea.







Do not touch the flowers
that they may grow

So that they may cling
to the roots of time
and know the deep places
of life,
arrive
at a poetic view...

Otherwise
the noise
and heaps of earth
put them ill at ease
and these are not
their only doubts...
they do not have the means
to resist aggressive insects.

Their vibrations hide
their identities,
and their movements
their virtue.

Feeling their friendship
offers a sign...
it is their place
to be beautiful and significant.
These are not toys
for the passions.

Do not touch the flowers
that they may grow.







Giving Form To Tomorrow

They melt
in a multiplication table,
each growing
in the absence of feeling.

One does not notice
their differences
in mirrors;
they
are nailed
to isolation.

One does not notice
the change of seasons
in their domain;
the years
rot
in their eyes.

Their revolt
is not the result
of culminating moments
in their abc's,
but a means
of abuse.







The thought of saying good day
does not enter their minds

While the principles
of good will
may be found,
passions impose themselves
and blind them to humanity.

Racism becomes a canvas
of relationships
and coexistence wrinkles.
The thought of saying good day
does not enter their minds.

The doors close,
transparency disappears
on their compasses.

In their profiles
one sees
the rudeness,
opportunism
in the foreground.
Good will
and the spirit of comaraderie
remain distant.
The thought of saying good day
does not enter their minds.







HALÝL ÝBRAHÝM GÖCEK

His mother:
"You are my flower" she said.
It is from Yozgat
that he came to France.
He brought love and hope
into his new space,
with nostalgia.

He deep mined for years,
breathed coal dust,
took his fatigue home.
His children
waited for him
before the windows.

At Forbach
one day
bad news arrived at his house.
Halil Ibrahim Gocek
had died in a passageway
in the mine.
Tears
joined with cries.
Love for him
was felt by all.

His memories
travel here and there;
under the coals
they burn,
becoming cinders
like him.

His mother:
"You are my flower" she said.
It is from France
that he departed for Yozgat.







Istanbul of My Dreams

Your expectations are engraved in my eyes.
The forms found in my dreams
and the face seen in your photographs
do not reveal feelings.

To be separated does not impact the seas;
it is in your landscapes that expectations are strained.
Thoughts do not remain in place.
Istanbul poses like a seal on my loneliness.

The white fish live in your past,
gulls stroll in your memories.
Friendships grind watchful until morning.
Anatolia rises from your horizons,
Istanbul.







Istanbul

Dock birds
pull me to the sea
like I am pulled to suffering,
to Istanbul, that wrings the sorrows
that fall on me.
Solitude without you.

In this obscure city
my blood thickens,
I am snowed under in dreams.
The wide streets accentuate your absence.
Istanbul takes me from city to city.

This great place is well-versed
in my suffering,
the dock birds pull me
to their tired nights
and Istanbul searches
top to bottom.
Solitude without you.







Karol Zümer

There were flowers
when I knew him
at Magnanville
on Graviers...

In his office
he was the echo of beauty,
the mirror
of friendship...

At painting exhibitions
at Lardy,
at Elancourt,
combining his art
and his administrative talent,
he united
persons, one with another.

He had several odd habits,
like the way he came to work
with his vehicle very tidy.
But his feelings were clear,
his bearing natural.







Humanity

When primitive aspirations
lock in a struggle of interests
barely a trace of friendship remains
my brother.

All base actions
are equal to the intentions of the individual.
Harmful efforts
lie behind the good.
He who manages the affairs of the ego
can hardly find a friend
my brother.

All is hidden then.
It is not the machinery
that is out of order,
but to be human.
It is the day of the race
that runs behind friendship.
Maliciousness does not forget itself
my brother.

Certain creatures do not return
to the wall of lamentations to cry.
The passions
pull a man behind them,
they are not tied-up cows!
He who has a blind man for a guide
cannot arrive at his destination
my brother.





Top